Ma femme m’a demandé de consacrer cet article à la place des femmes dans l’Eglise catholique
Les inégalités entre les femmes et les hommes sont les plus universelles et les plus structurantes de nos sociétés.
La Déclaration universelle des droits de l’homme, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 10 décembre 1948, affirme que
« tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et que « chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. ».
Pourtant, partout dans le monde, les femmes sont en première ligne des inégalités à cause de systèmes économiques injustes et sexistes qui les cantonnent dans des pans de l’économie les plus dévalorisés et les plus précaires. Sans parler des discriminations et des violences subies dans les sphères professionnelle et privée.
Dans l’Église catholique
Le « clergé », en ancien français clergié (Xème siècle), provient du latin ecclésiastique clericatus, forgé sur clericus (clerc), qui signifie « homme d’Église » (en grec klêrikos), au sens large, à quelque degré que ce soit de la hiérarchie, ayant un statut « ecclésiastique ». Aujourd’hui, on dénombre 45.000 diacres dans le monde, mariés ou non. Le nombre total des prêtres catholiques dans le monde est de 414.065. Le nombre des évêques est de 5.377.
Quant au nombre de cardinaux, il est de 229 (consistoire du 28 nov. 2020). Depuis 1059, l'élection du Souverain Pontife est réservée au seul Collège des cardinaux, âgés de moins de 80 ans, à la majorité des deux tiers.
L'ensemble du clergé, comprenant les diacres, les prêtres et les évêques, peut prêcher, enseigner, célébrer les baptêmes et les mariages et diriger des liturgies funéraires. Seuls les prêtres et les évêques peuvent célébrer les sacrements de l'Eucharistie, de la pénitence, de la confirmation (les prêtres peuvent administrer ce sacrement s'ils en reçoivent l'autorisation de leur évêque) et l'onction des malades.
Les évêques peuvent administrer le sacrement de l'ordre, par lequel seuls les hommes sont ordonnés évêques, prêtres ou diacres.
Cela pour rappeler qu’il n’y a pas une seule femme dans ce « clergé », dans ces « hommes d’Église », parmi ces « ecclésiastiques », parmi les « clercs » ...
Était-ce là la volonté de Jésus ?
Jésus et les femmes qui l’entourent
Au pied de la croix, il n'y a qu'un Apôtre, Jean, fils de Zébédée, alors qu'il y a plusieurs femmes (cf. Mt 27, 55-56) ;
- la Mère du Christ qui, d'après la tradition, l'avait accompagné sur le chemin du Calvaire ;
- Salomé, la mère des fils de Zébédée, Jacques et Jean ;
- Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joseph,
- et Marie de Magdala (également appelée Marie-Madeleine).
Elles furent toutes les témoins de l'agonie de Jésus, toutes présentes au moment de l'onction et de la déposition de son corps dans le tombeau. Après l'ensevelissement, tandis que le jour de la veille du sabbat touchait à son terme, elles partent, mais avec l'intention de revenir, dès qu'elles en auront la possibilité. Et elles seront les premières à se rendre au tombeau, de bon matin, le lendemain de la fête. Ce seront elles les premiers témoins du tombeau vide, et c'est encore elles qui iront en informer les Apôtres (Jn 20, 1-2). (qui crurent à un délire de femmes)
- Marie-Madeleine, qui pleurait près du tombeau, est la première à rencontrer le Ressuscité, qui l'envoie aux Apôtres ; elle est la première à annoncer sa résurrection (Jn 20, 11-18). Page 3 sur 10 C'est donc à bon droit que la tradition orientale place Madeleine presque au rang des Apôtres, puisqu'elle fut la première à annoncer la vérité de la résurrection, avant d'être suivie par les Apôtres et par les disciples du Christ.
(Jean-Paul II, Lettre aux prêtres à l’occasion du jeudi saint 1995)
Marie de Magdala (ou Marie-Madeleine) est citée au moins douze fois dans les quatre évangiles canoniques, plus que la plupart des apôtres. Elle a été désignée comme « L’Apôtre des apôtres » par Saint Hippolyte de Rome, le plus important théologien du IIIème siècle.
L'Église de Rome a considéré à tort, à partir de Grégoire Ier au VIème siècle, que Marie de Magdala ne faisait qu'une avec Marie de Béthanie ainsi qu'avec la pécheresse qui a oint le Christ de parfum. Cette position a été abandonnée en 1965 par l'Église catholique après Vatican II.
Jésus a une réelle proximité avec les femmes.
Davantage : il reconnaît souvent en elles la force de l’Esprit. On le voit par exemple dans l’épisode de la guérison de la fille d’une Cananéenne (Mc 7, 24-30), ou dans le dialogue avec Marthe avant la résurrection de Lazare (Jn 11, 25-27).
Mais, en même temps, Jésus n’admet ni que les femmes s’enferment dans la vie domestique (Lc 10, 41), ni qu'elles se cantonnent à leur condition de mère. À la femme qui l’interpelle crûment en bénissant le ventre qui l’a porté et les seins qu’il a sucés, Jésus répond : « Bienheureux plutôt ceux qui font la volonté de mon père » (Lc 11, 27-28)11.
Jésus ignore ostensiblement les tabous qui pèsent sur les femmes qu’il rencontre
- Ainsi, il se laisse toucher par une femme qui perd son sang (Mt 9, 20-22),
- il accepte l’hommage d’une pécheresse anonyme sous le regard réprobateur de Simon le pharisien (Lc, 7, 36-50),
- il demande de l’eau et parle à une Samaritaine, une étrangère, divorcée, impure et infréquentable pour un Juif (Jn 4, 1-42).
Moins que par des paroles, la relation de Jésus et des femmes se révèle par des gestes ou des attitudes.
- L'épisode du flacon de parfum brisé (Jn 12, 1-11) illustre sa proximité avec Marie de Béthanie.
- Au Calvaire, les femmes, nommées par leurs noms, donnent par leur présence une ultime preuve de leur fidélité – aucune d’entre elles ne niera le connaître.
- Et, au matin de Pâques, ce sont les femmes, venues parfumer le cadavre de leur maître défunt, qui reçoivent la révélation de la résurrection (Mt 28, 1-10, Mc 16, Lc 24, Jn 20, 10-18)11.
- Sur la femme adultère, Jésus porte un regard de tendresse.
- Jésus dira que les prostituées seront au premier rang dans le Royaume des Cieux, ce qui n'est pas du tout dans l'esprit de l'Ancien Testament.
Marie
L’évangéliste Jean relate qu’à Cana,
« la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Mais Jésus lui répondit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore venue ». Cependant, outrepassant son refus d’intervenir, « Sa mère dit aux serviteurs : « Quoi qu’il vous dise, faites-le ». C’est donc une femme, Marie, sa mère, qui poussera Jésus à entrer dans sa vie publique et y manifester les premiers signes de sa mission.
Quant à Saint Paul, quel est le profil de ses collaboratrices ?
Chantal Reynier, dans son livre Les femmes de saint Paul, collaboratrices de l’Apôtre des Nations (éd. du Cerf) a les décrites à partir, notamment, des lettres de Saint Paul et des Actes des Apôtres
Comme Jésus, Paul est accompagné par un groupe de femmes Il est intéressant de noter que Paul cite le nom de la femme en premier, ce qui est contraire aux usages. Cela traduit l’importance de leur rôle dans les premières communautés.
Lydie est une marchande de pourpre qui fait du commerce entre la Grèce et la Turquie actuelle. Elle accueille Paul et ses compagnons dans sa maison, cela signifie qu’elle est plutôt aisée (seulement 3 % de la population vit dans une maison). Elle est une païenne qui fréquente les milieux juifs de Phillipes. Lydie, une fois convertie, héberge Paul et ses compagnons dans sa maison.
Nympha est une femme d’affaires autonome.
Chloé et Phoibè, travaillent dans l’import-export. Ces femmes voyagent pour des motifs professionnels mais aussi pour la mission. La plupart sont issues d’Asie mineure. Certaines proviennent d’un milieu juif comme Prisca ou Junia, la mère de Rufus, ou encore Eunice, Loïs…
Elles ouvrent la porte de leur maison aux assemblées chrétiennes, assumant ainsi un rôle d’union et de rassemblement. Elles guident la réflexion et la prière.
À Rome, Phoibè visite les différentes maisonnées pour lire, expliquer et commenter la lettre de Paul aux Romains. Elle remplissait un ministère diaconal dans l’une des premières communautés chrétiennes.
À Corinthe, Prisca accueille Paul et lui donne du travail dans sa boutique-atelier de vente de tentes. Paul lui demande d’enseigner la foi au Christ ressuscité à Apollos, un grand intellectuel d’Alexandrie !
Ces pratiques vont totalement à l’encontre des us et coutumes gréco-romains : les femmes n’ont pas le droit d’enseigner ni de s’exprimer en public. Elles n’assument aucune fonction religieuse : elles n’ont pas même le droit de moudre la farine pour les sacrifices, ni de toucher les viandes sacrées, ni d’assister à la cérémonie. Leur rôle se résume à tisser la laine et à élever les enfants.
Dans le judaïsme, la femme est cantonnée à la maison, elle ne participe pas aux pèlerinages et elle n’assume aucune fonction dans la synagogue.
On mesure la révolution qu’introduit Paul ! Il les libère et les fait sortir de leur maison. Elles bénéficient d’une extraordinaire liberté par rapport à leurs contemporaines. Leur parole a une valeur. Elles s’adressent aussi bien aux hommes qu’aux femmes ou aux esclaves
Dans le protestantisme
Interrogé sur les femmes pasteures, le pasteur Antoine Nouis, théologien protestant, explique comment son Église a évolué :
« La première expérience de pastorat féminin a eu lieu pendant la Première Guerre mondiale. Dans plusieurs paroisses, la femme du pasteur a été conduite à présider les cultes et à faire le catéchisme pour remplacer son mari parti au front.
Il n’y avait de sainte cène (l’eucharistie dans les Églises protestantes) que lorsque le mari était en permission.
Quand les hommes ont été démobilisés, les choses sont rentrées dans l’ordre et les femmes sont retournées à leurs fourneaux.
La question a été reposée dans les années soixante du vingtième siècle, lorsqu’un certain nombre de femmes qui avaient fait des études de théologie ne se sont pas contentées d’être assistantes de paroisse, mais ont revendiqué le ministère pastoral.
Dans un premier temps, l’Église a accepté mais en précisant que les femmes pasteures devaient être célibataires, car on estimait que le ministère était incompatible avec la charge d’élever des enfants. Peut-être aussi n’était-on pas prêt à imaginer le statut du mari de pasteure. Cette restriction a vite été levée. »
Des Églises protestantes d'obédience réformée, des Églises luthériennes, des Églises évangéliques, des Baptistes, des Anglicans nous ont précédés dans la voie de l’ordination des femmes.
L’Église anglicane ordonne des femmes prêtres depuis 1994 et évêques depuis 2015. En Suède, les ministres du culte de l'Église luthérienne de Suède ont le titre de prêtre. En juillet 2020, sur les 3.060 prêtres en service, 1.533 sont des femmes et 1.527 sont des hommes, soit une proportion de 50,1% de femmes.
Il n’y aura pas d’œcuménisme et d’unité visible des chrétiens sans reconnaissance de la femme comme égale de l’homme aux yeux de Dieu.
Où en sommes-nous aujourd’hui dans l’Église catholique?
Le 26 octobre 2019, des évêques d'Amazonie ont demandé au pape François d'autoriser l'ordination aux hommes mariés et d'envisager que les femmes puissent devenir diacres.
Sœur Alba Teresa Cediel Castillo, qui vit en Colombie dans les communautés indigènes, a témoigné lors de la première conférence de presse du Synode sur l’Amazonie :
« Nous sommes présentes en tout lieu et nous faisons ce que peut faire une femme en vertu du baptême : nous accompagnons les indigènes et, quand les prêtres ne peuvent pas être présents, nous baptisons. S’il y a un désir de mariage, nous sommes présentes et nous sommes témoins de cet amour et de ce couple. Et souvent il nous est arrivé d’écouter des confessions, mais nous n’avons pas donné l’absolution. Page 7 sur 10 Mais, dans le plus profond de notre cœur, nous avons dit qu’avec l’humilité avec laquelle cet homme ou cette femme se sont rapprochés de nous dans des situations de maladie, déjà proches de la mort, nous croyons que Dieu le Père agit. »
Dans le cadre du mois missionnaire 2020, le pape François a exprimé, à l’intérieur d’une vidéo, certains souhaits concernant la participation des laïcs, particulièrement des femmes, à la vie de l’Église.
Il y a invité les chrétiens et les chrétiennes à élargir les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l’Église et demandé l’intégration des femmes dans les divers lieux où se prennent les décisions importantes.
Voici le texte de « La vidéo du Pape » produite par le Réseau Mondial de Prière du Pape (RMPP) en collaboration avec le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie.
« Personne n’a été baptisé prêtre ni évêque. Nous avons tous été baptisés laïcs. Les laïcs, hommes et femmes, sont les protagonistes de l’Église. Aujourd’hui, il est particulièrement nécessaire d’élargir les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l’Église. Nous mettons l’accent sur la présence laïque féminine, car les femmes sont généralement laissées de côté. Nous devons promouvoir l’intégration des femmes dans les divers lieux où se prennent les décisions importantes. Prions pour qu’en vertu du baptême, les fidèles laïcs, en particulier les femmes, participent davantage aux instances de responsabilité de l’Église, en évitant des formes de cléricalisme qui annuleraient le charisme des laïcs. »
Par un « Motu proprio » « Spiritus Domini », rendu public le lundi 11 janvier 2021, le Pape François a modifié le Code de Droit canon en officialisant sous une forme stable et institutionnalisée, avec un mandat spécifique, ce qui existait déjà dans la pratique : l’accès des femmes laïques au service de la Parole, par le ministère du Lectorat, et au service de l’autel, par le ministère de l’Acolytat.
Les femmes qui lisent la Parole de Dieu pendant les célébrations liturgiques ou qui accomplissent un service à l'autel, comme servantes d’autel ou dispensatrices de l'Eucharistie, ne sont bien sûr pas une nouveauté : dans de nombreuses communautés à travers le monde, c’était désormais une pratique autorisée par les évêques.
Mais jusqu'à présent, tout cela s'était fait sans véritable mandat institutionnel.
La nouvelle formulation du canon se lit comme suit:
« Les laïcs (et non plus seulement les laïcs hommes, spécification supprimée), qui ont l'âge et les qualités requises établies par décret de la conférence des Évêques, peuvent être admis d'une manière stable par le rite liturgique prescrit aux ministères de lecteur et d'acolyte »,
Le Pape François écrit que « dans l'horizon de renouveau tracé par le Concile Vatican II, il y a aujourd'hui un sentiment d'urgence croissant pour redécouvrir la coresponsabilité de tous les baptisés dans l'Église, et en particulier la mission des laïcs ».
Et il ajoute, citant le Document final du Synode pour l'Amazonie
« pour toute l'Église, dans la variété des situations, il est urgent que les ministères soient promus et conférés aux hommes et aux femmes... C'est l'Église des baptisés, hommes et femmes, que nous devons consolider en promouvant le ministère et, surtout, la conscience de la dignité du baptême.»
Face aux défis du IIIe millénaire, certaines voix se font entendre pour faire avancer la réflexion sur l’ordination de femmes au diaconat.
En 2013, le président de la Conférence épiscopale allemande expliquait que la question du diaconat féminin ne serait probablement plus longtemps taboue.
Le pape François a annoncé, le 12 mai 2016, son intention de créer une commission chargée de réfléchir à la possibilité d’ouvrir le diaconat aux femmes, alors qu’il intervenait devant 900 supérieures majeures de congrégations religieuses féminines réunies au Vatican
L’évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville, ancien professeur d’histoire ecclésiastique, a réagi au débat qui a suivi les propos du pape sur le diaconat féminin en rappelant que les diaconesses ne sont pas étrangères à l’histoire de l’Eglise :
« Il y a des diaconesses mentionnées dans le nouveau testament, en particulier Phoebè dans (la lettre de Saint-Paul aux Romains 16,1). Il y a eu Ermengonde, diaconesse à Verdun et nièce de sainte Ode, qui était la fondatrice de l’abbaye d’Amay près de Liège. (…) Il y a eu sainte Radegonde, reine des Francs, femme du roi Clotaire, ordonnée diaconesse par saint Médard, évêque de Noyon, en 555. Il y avait Olympias, diaconesse à qui Jean Chrysostome a écrit 17 lettres ».
De plus en plus nombreux sont ceux qui pensent que l’ordination de femmes comme prêtres n’est plus très loin
Le Père Charles Delhez sj., jésuite belge bien connu, a signé une tribune le 1er juin 2020 dans le Journal « La Croix » où il dit notamment :
Si l’on veut maintenir le dialogue avec la culture moderne et si on promeut une conception moins sacrée du prêtre, ordonner des femmes serait un pas en avant dans la ligne du tournant opéré par Jésus. Cela irait dans le sens de l’histoire et lèverait une réserve importante de nos contemporains vis-à-vis de l’institution ecclésiale. De grands théologiens comme Karl Rahner ou le cardinal Daniélou étaient d’ailleurs favorables à l’ordination des femmes (…)
La première question n’est cependant pas, selon moi, celle du sacerdoce, féminin ou masculin – ce serait encore du cléricalisme –, mais celle de la vitalité des communautés appelées à être davantage responsables et adultes. On peut d’ailleurs se demander si la figure actuelle du clergé n’est pas dépassée.
Il faut se libérer du « cléricalisme » que ce soit celui du prêtre ou du laïc
Lors d’échanges avec les jésuites du Mozambique et de Madagascar, publiés le 26 septembre 2019 par la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica, le Pape François a eu des mots très durs à l’égard du « cléricalisme ».
Selon lui, il s’agit d’une « véritable perversion » dans l’Eglise, où le pasteur se met « toujours devant » les fidèles et « punit d’excommunication » ceux qui s’écartent. Le cléricalisme, a-t-il asséné, « condamne, sépare, frustre, méprise le peuple de Dieu ». Cette attitude, a-t-il condamné, ne prend pas en compte la « souveraineté du saint peuple de Dieu ».
Le cléricalisme « rigide » cache souvent de « graves problèmes », de « profonds déséquilibres » et des « problèmes moraux ». Enfin, a-t-il également considéré, le cléricalisme est « fondamentalement hypocrite ».
Espérons l’accès des femmes au « sacerdoce ministériel », dans un esprit de « service » et non de « pouvoir » et encore moins de « sacralité ».