L’Ancien comme le Nouveau Testament font de multiples allusions au Diable, à Satan.
Satan le tentateur d’Adam et Eve dans la Genèse
De l'hébreu « haschatan », l’adversaire, l’accusateur auprès d’un tribunal, Satan est dans la Tradition le chef des anges qui se sont rebellés contre Dieu, devenant ainsi des anges déchus et des démons.
Dans la Genèse, premier livre du Pentateuque, qui est un récit littéraire des origines du monde et une narration anthropomorphique très imagée, c’est lui qui tente Adam et Ève au Paradis sous la forme d'un serpent (Genèse 3, 1).
« Le SEIGNEUR Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder. Le SEIGNEUR Dieu prescrivit à l’homme : « Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir » (Genèse 2, 15-17).
L’homme et la femme, que Dieu lui avait donnée, vivaient nus et heureux dans le jardin d’Eden, sans se cacher. « Le serpent dit à la femme : « Non vous ne mourrez pas, mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux possédant la connaissance de ce qui est bon ou mauvais » (Genèse 3, 4-5).
Satan pousse l’homme et la femme à désobéir à Dieu et à se rebeller. Ils mangèrent du fruit de l’arbre défendu. Découvrant alors qu’ils étaient nus, ils eurent honte, se firent des pagnes des feuilles de figuier et se cachèrent au milieu des arbres du jardin.
Dieu a créé l’homme et la femme libres de lui être fidèles ou non et Satan est parvenu à les en détourner. Le fruit de la désobéissance a été traduit du latin « malum », terme qui veut également dire « pomme ».
La pomme de la discorde devint ainsi le symbole du « non » de l’homme et de la femme à Dieu, de leur méfiance et de leur refus de son Amour.
Dieu, dans cette allégorie, ne leur voulait que du bien en leur défendant de manger de l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, du bonheur et du malheur. Il voulait leur éviter de connaître le mal, la souffrance et la mort.
Mais, Adam et Eve se sont méfiés de Lui, ils ont cru le discours de Satan et ils ont soupçonné le Créateur de vouloir leur interdire de devenir des dieux possédant la pleine connaissance de toutes choses.
Ce récit imagé permet de comprendre que Dieu qui est Amour a créé l’homme et la femme libres de refuser son amour.
Le Mal ou Satan veut détourner l’homme et la femme de Dieu, de son Amour en lui faisant miroiter des biens, des dieux éphémères : le pouvoir, l’argent, la possession, les plaisirs, la domination et tant d’autres.
Satan s’acharnera à les éloigner de Dieu, à monter les hommes les uns contre les autres, à ce qu’ils s’entretuent et se détruisent mutuellement en accusant Dieu de leurs malheurs.
Les guerres, les génocides, la shoah en sont de multiples et dramatiques exemples : « Comment Dieu a-t-il permis cela ? » C’est la question de Satan.
Ce n’est pas Dieu qui a permis cela, mais l’homme, poussé par le Mal, qui dans sa liberté a fait le choix de l’extermination de l’autre au nom de ses dieux.
Satan dans le Livre de Job
Dans ce récit dramatique, qui est en réalité une parabole, Satan, qui apparaît dans le Prologue en prose, accuse Job devant Dieu :
« Un homme intègre et droit, craignant Dieu et s’écartant du mal ». L’Adversaire répliqua au Seigneur : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? (…) Veuille étendre ta main et touche à tout ce qu’il possède. Je parie qu’il te maudira en face ! » Alors le Seigneur dit à l’adversaire : « Soit ! Tous ses biens sont en ton pouvoir. Evite seulement de porter la main sur lui ». (Job 1, 6-12)
Dieu va donc prouver à Satan que son serviteur Job lui demeure fidèle, même dans la souffrance.
Satan dans le Nouveau Testament
Les évangélistes, dits synoptiques, Matthieu (4, 1-11), Marc (1, 12-13) et Luc (4, 1-13), racontent la tentation de Jésus au désert où « Jésus fut conduit par l’Esprit au désert pendant quarante jours pour être tenté par le diable ». Le diable croyait pouvoir vaincre Jésus et c’est Jésus qui le vaincra.
L’évangéliste Jean rapporte la prière de Jésus à son Père, au dernier repas avec ses disciples : « Maintenant, je vais à toi (…) Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde. Je ne te demande pas de les ôter du monde mais de les garder du Mauvais » (Jean 17, 13-16).
Jésus termine le Notre Père, la prière qu’il a enseignée à ses disciples, par ces mots : « Délivre-nous du Tentateur ». La TOB indique en note : « du mal ou du Malin, c’est-à-dire Satan (…) Le mal est ici compris en relation avec une puissance malveillante » (Matthieu 6, 13 – note j).
À Pierre, il dira juste avant son arrestation : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous secouer dans un crible comme on fait pour le blé. Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22, 31-32).
L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Ephésiens, écrira : « Revêtez l’armure de Dieu pour être en état de tenir face aux manœuvres du diable. Ce n’est pas à l’homme que nous sommes affrontés, mais aux Autorités, aux Pouvoirs, aux Dominateurs de ce monde de ténèbres, aux esprits du mal qui sont dans les cieux. (…) Prenez surtout le bouclier de la foi, il vous permettra d’éteindre tous les projectiles enflammés du Malin. Recevez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu » (Ephésiens 6, 11-17).
Les noms de Satan
Il n’est pas douteux que pour les hommes de l’Ancien Testament, comme pour Jésus et ses disciples, le Mal est Satan, l’Esprit impur, le Tentateur, l’Adversaire, l’Ennemi, le Diable, le Mauvais, le Malin, le Prince des ténèbres, Lucifer, Béliar ou Béelzéboul le chef des démons.
Ces noms, les plus imagés les uns que les autres, recouvrent un mystère qui nous échappe et que nous tentons vainement d’identifier mais qui est bien réel. Sa présence destructrice est au cœur de notre monde.
Le mot grec « diabolos » signifie « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « trompeur, calomniateur ». C’est celui qui veut éloigner l’homme de Dieu. Quel que soit le nom qu’on lui donne, c’est un être, un esprit ou une puissance maléfique qui veut la perte de l’homme et dominer le monde.
De tout temps, les hommes ont tenté de le représenter et lui ont donné mille et une formes plus ou moins anthropomorphiques. Mais en vain. C’est un esprit impur et, comme tel, il reste un mystère.
Satan dans le Catéchisme de l’Eglise catholique
L’Église catholique romaine, dans son « Abrégé du Catéchisme », décrit ainsi Satan :
« Satan et les autres démons, dont parlent la Sainte Écriture et la Tradition de l’Église, alors qu’ils étaient des anges créés bons par Dieu, se sont transformés en méchants, car, par leur choix libre et irrévocable, ils ont refusé Dieu et son Règne, donnant ainsi naissance à l’enfer. Ils tentent d’associer l’homme à leur rébellion contre Dieu ; mais Dieu affirme dans le Christ sa victoire assurée sur le Malin » (Abrégé du Catéchisme, n° 74).
Satan une figure ou une vraie personne ?
Le diable n'est pas créé comme tel par Dieu. La tradition des premiers siècles et de certains textes apocryphes dit que le diable est un ange de lumière qui s'est perverti. Dieu a créé l’ange mais c’est celui-ci qui s’est retourné contre Lui.
Maintenant, le diable est-il une figure ou une vraie personne ? Si l'on nous dit que c'est un ange déchu, ce n'est pas une vraie personne, c'est une manière de parler, une image.
Dans les Evangiles, les forces du Malsont décrites en termes impersonnels : ce sont des principautés, des puissances, des esprits mauvais.
Il s’agit de « réalités bien réelles » et agissantes, puisqu’elles affectent notre liberté et nos comportements.
La victoire de Jésus-Christ sur le Mal
Ce serait une grave erreur de vouloir opposer Dieu, le Seigneur du ciel et de la terre, à Satan, le Prince des ténèbres, comme deux antagonistes qui se feraient la guerre, éventuellement par personnes interposées. Ce serait tout aussi erroné de voir Dieu et Satan comme s’il s’agissait de deux natures, opposées mais à égalité, se disputant l’univers et l’humanité.
Dieu et le Mal ne sont pas sur le même pied. Satan est une créature de Dieu qui s’est retournée contre Lui et que Jésus vaincra par sa mort sur la croix et sa Résurrection.
Dans les évangiles, Satan est décrit comme celui qui fait tout pour détruire Jésus, qu’il sait être le Fils de Dieu.
Il incite le roi Hérode à « envoyer tuer dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants jusqu’à deux ans, d’après l’époque qu’il s’était fait préciser par les mages », comme étant celle de la naissance du « roi des Juifs qui vient de naître » auquel ils venaient rendre hommage (Matthieu 2, 16).
« Conduit par l’esprit au désert, pour être tenté par le diable », Jésus s’oppose au tentateur qui « l’emmène encore sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit : « Tout cela je te le donnerai, si tu te prosternes et m’adore ». Jésus lui répliqua : « Retire-toi Satan ! Car il est écrit : le Seigneur ton Dieu tu adoreras et c’est à lui seul que tu rendras un culte » (Matthieu 4, 1-11).
Satan poussera des scribes et des Pharisiens hypocrites, dénoncés par Jésus, à s’en débarrasser. C’est encore lui qui sème dans le cœur des grands prêtres et des anciens, réunis dans le palais de Caïphe, la volonté de l’arrêter et de le faire tuer.
C’est toujours lui qui empêcha Ponce Pilate de s’opposer à sa mise à mort, comme le lui conseillait sa femme.
En excitant contre Jésus, quelques responsables juifs et les romains, Satan est à l’origine de sa condamnation à mort et de sa crucifixion qui devaient être sa victoire sur Dieu.
Non seulement la croix et la mort de Jésus n’ont pas été la victoire de Satan mais, bien au contraire, elles ont été l’avènement du Royaume de Dieu.
Comme l’a si bien écrit l’apôtre Paul dans sa première lettre aux Corinthiens : « Nous enseignons la sagesse de Dieu, mystérieuse et demeurée cachée, que Dieu, avant les siècles, avait d’avance destinée à notre gloire. Aucun des princes de ce monde ne l’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire » (1 Cor. 2,8). S’il avait su !
Satan ne pouvait prévoir que Jésus-Christ, mort ignominieusement sur la Croix dans l’échec patent de sa mission, ressusciterait.
En croyant faire mourir le Fils de Dieu, en pensant le vaincre et s’en débarrasser définitivement, Satan a permis à Dieu, Notre Père, de le ressusciter et de vaincre la mort.
C’est encore l’apôtre Paul dans la même lettre aux Corinthiens qui écrit :
« Quand cet être corruptible (Jésus) aura revêtu l’incorruptibilité et que cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Ecriture : « La mort a été engloutie dans la victoire » (Prophète Ezéchiel 25, 8). Mort où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ? » (1 Cor. 15, 54-55).
Les possédés du Mal
C’est à raison qu’on dit souvent que tel ou tel être malfaisant est « possédé du Mal ». Il y a des hommes mauvais, d’autres qui commettent le mal, certains qui paraissent même être le Mal incarné, mais personne n’est investi par Satan, qui prendrait ainsi son visage, au point d’en perdre toute responsabilité et de n’en être finalement que la victime.
Néron, Caligula, Staline, Hitler, Mussolini, Franco, Pinochet, Amin Dada, Milosevic et tant d’autres tyrans sanguinaires, n’ont pas été des victimes de Satan et ne sont pas irresponsables de leurs actes.
Il n’empêche que le Mal existe. On ne peut nier sa réalité, même si c’est un mystère et qu’il ne nous est pas possible de le définir. Il nous est encore moins permis de prouver l’existence d’un être malveillant, qu’on le nomme Satan ou autrement. Les puissances du Mal sont une réalité que nous subissons tous les jours et depuis toujours.
Jésus a vaincu le Mal
Les 72 disciples envoyés deux par deux par Jésus dans les villes et villages sur la route de Jérusalem revinrent lui dire dans la joie : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom ».
L’évangile de Marc, en particulier, décrit la vie de Jésus comme une lutte permanente contre Satan. Il chasse les démons et les esprits impurs au nom de son Père et par la puissance qu’Il lui donne.
« Les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disaient : « Il a Béelzéboul en lui » et : « C’est par le chef des démons qu’il chasse les démons ». Jésus les fit venir et il leur disait en paraboles : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? » (Marc 3, 22-23).
Jésus a vaincu définitivement les puissances du Mal. C’est ce qu’écrit l’apôtre Paul aux Colossiens :
« Dieu vous a donné la vie avec lui : il nous a pardonné toutes nos fautes, il a annulé le document accusateur (de nos dettes) que les commandements retournaient contre nous, il l’a fait disparaître, il l’a cloué à la croix, il a dépouillé les Autorités et les Pouvoirs (des forces ennemies de Dieu, angéliques et humaines), il les a publiquement livrés en spectacle, il les a traînés dans le cortège triomphal de la croix » (Colossiens 2, 13-15).
Dans sa première lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul précisera encore :
« Ensuite viendra la fin, quand il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité, toute puissance. Car il faut qu’il règne, jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds » (I Corinthiens 15, 24-27).
Ces images mythiques ne font qu’affirmer la victoire de Jésus-Christ sur le Mal par sa mort sur la croix et sa Résurrection qui entraîneront la destruction de toutes les puissances malveillantes et de la mort, ainsi que la résurrection des morts pour l’éternité.
Le Pape François et le Mal
Le Pape François, dans l’homélie de la messe matinale du mardi 12 novembre 2019 à la Maison Sainte-Marthe, a souligné que le diable tente de détruire l’humanité car il est jaloux du fait que Dieu se soit fait homme, en la personne de Jésus.
« De quoi dois-je me défendre ? Que dois-je faire ? ‘Endosser l’armature de Dieu’, nous dit Saint Paul, car ce qui est de Dieu nous protège, pour résister aux tentations du diable. Est-ce clair ? On ne peut penser à une vie spirituelle, à une vie chrétienne, sans résister aux tentations, sans lutter contre le diable, sans endosser cette armature de Dieu, qui nous donne force et nous défend ».
Saint Paul, a poursuivi le Pape, souligne que « notre bataille » n’est pas à mener contre les petites choses, « mais contre les princes et les puissances, c’est à dire contre le diable et les siens », (…) « Mais à cette génération, et tant d’autres, on a fait croire que le diable est un mythe, une image, une idée, l’idée du mal. Mais le diable existe et nous devons lutter contre lui. C’est ce que dit Saint Paul, ce n’est pas moi qui le dis ! La Parole de Dieu le dit. Mais pourtant nous n’en sommes pas vraiment convaincus. Et puis Saint Paul nous dit quelles sont ces armatures qui font cette grande armature de Dieu. Et lui dit : Soyez fermes, donc, soyez fermes, car une armature de Dieu est la vérité ».
Que pouvons-nous faire face au Mal ?
Face au Mal, Dieu ne peut compter que sur chacun d’entre nous, là où nous sommes, dans nos vies familiales, sociales et professionnelles.
Nous pouvons aider l’homme à se délivrer de ses démons, à force d’écoute, de compassion et d’accompagnement.
Les nombreux criminels que j’ai rencontrés, comme avocat pénaliste durant 45 ans, étaient des êtres en souffrance et en révolte contre tout ce qui les avait menés à commettre l’irréparable. Leurs responsabilités étaient évidentes mais souvent atténuées par des fragilités et de multiples carences. Reconnaître ces handicaps dans leurs vies, c’est aller à leur rencontre. Je resterai à tout jamais marqué par la réflexion d’un jeune dont le père est en prison, lourdement condamné comme tueur en série, père qui lui a gâché sa vie : « Ce n’est quand même pas sa faute s’il est un psychopathe … ! »
Quand on voit les trésors de tendresse et d’amour que nous demandent nos enfants, on peut sans peine imaginer les dégâts, parfois irrémédiables, que peuvent faire l’absence de toute affection, le rejet des parents ou leurs violences.
Même dans l’extrême pauvreté, il est rare qu’un père et, surtout, une mère rejettent leur enfant, lui refusent toute affection, toute tendresse.
Un orphelin peut idéaliser les parents qu’il a perdus et rêver à tout ce qu’ils lui auraient sans doute donné, s’ils étaient encore avec lui. Un enfant rejeté n’a aucune confiance en l’homme et ne compte que sur luimême. Souvent, il se croit incapable d’être aimé ou de réussir ce qu’il entreprend, au point de tout détruire avant que l’échec, inéluctable à ses yeux, ne se profile à l’horizon.
La seule chose que nous pouvons faire c’est de ne pas les abandonner, de rester toujours là, à leur écoute, sans les juger, prêts à les aider même si nous savons que cela ne leur permettra pas nécessairement de s’en sortir.
Notre amour, s’il ne les guérira pas, ne pourra, en tout cas, que leur apporter du réconfort et c’est déjà beaucoup. Notre amour, qui s’inscrit dans l’Amour de Dieu, pourra seul vaincre le Mal.
Quand un jeune martyrisé, qui va d’échec en échec, me dit : « Je suis maudit ! », je peux lui répondre : « Non, tu es aimé de Dieu, même si tu ne le sens pas, et contre cela, le Mal, Satan ou le Diable ne peut rien ! »